top of page


Bienvenue à la paroisse
du Saint-Nom-de-Jésus
Hybridation et identité
Novembre 2026
Le 8 octobre dernier, le prix Nobel de littérature a été décerné à une poétesse canadienne de soixante-seize ans, Anne Carson. Helléniste de formation, elle a traduit Sappho et Euripide. L’un de ses livres les plus salués est un roman en vers, Autobiographie du Rouge (1998, traduction française 2020), dont le héros est un petit monstre ailé, tout droit sorti de la mythologie grecque et devenu un adolescent vivant de nos jours. Son œuvre est ainsi caractérisée par l’hybridation parce qu’elle mêle poème, essai, traduction, fragments et souvenirs, et le jury suédois a justement saluée Anne Carson comme « audacieuse et inventive » pour avoir créé de nouvelles formes en dialoguant de façon ludique avec la tradition classique.
Fine connaisseuse de la littérature grecque, Anne Carson ose la faire entendre autrement et la croiser avec notre époque. Cette pratique du croisement rend son œuvre féconde. N’est-ce pas ce que Jésus dit du scribe devenu disciple du Royaume : il « tire de son trésor du neuf et de l’ancien » (Mt 13, 52) ?
L’hybridation marque aussi l’Évangile. C’est une histoire juive, racontée non pas en hébreu mais en grec, et à quatre voix différentes. Jésus lui-même compte parmi ses ancêtres Rahab la Cananéenne, Ruth la Moabite et la femme d’Urie le Hittite (Mt 1, 1-17). Des étrangères dans l’arbre généalogique du Messie !
L’hybridation selon l’Évangile n’est pas une dissolution où chacun perdrait qui il est. Saint Paul compare les croyants venus du paganisme à un olivier sauvage « greffé contre nature » sur l’olivier cultivé (Rm 11, 24). Greffe féconde où chacun reste lui-même tout en étant transformé par l’autre. Le Christ lui-même, vrai Dieu et vrai homme, unit en lui les deux natures « sans confusion ni séparation », dit le concile de Chalcédoine.
Je ne risque pas de perdre mon identité dans l’hybridation, parce qu’une fois enraciné, je peux m’enrichir des différences. L’hybridation rend cet enracinement fécond. Ce qui sera incompatible avec l’Évangile, ce ne sera donc pas l’identité elle-même mais la prétention à sa pureté et le rejet de tout métissage pour protéger cette identité. Dans la parabole, le maître interdit à ses serviteurs d’arracher l’ivraie avant la moisson, de peur d’arracher le blé avec elle (Mt 13, 24-30).
Novembre s’ouvre avec la Toussaint. Le livre de l’Apocalypse y fait voir « une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 9). On pourrait dire : une foule hybride, métissée.
Cette hybridation, ce métissage, peut façonner aussi bien notre communauté paroissiale que chacun de nous personnellement. La visitation paroissiale proposée le 8 novembre pour rencontrer la paroisse Saint-Benoît de Bron et la Journée mondiale des pauvres célébrée le 15 novembre seront deux occasions de rendre nos identités fécondes par la rencontre et l’ouverture à l’autre.
fr. Rémi Chéno, o.p.
Modérateur de la paroisse
Téléchargez la dernière feuille paroissiale pour retrouver toutes les informations de ce mois.

Horaires des messes et de la paroisse
Messes du
dimanche
Samedi soir
Dimanche
18:30
08:00
10:30
à l’église, 91 rue Tête d’Or
à la chapelle, 104 rue Bugeaud
à l’église, 91 rue Tête d’Or
Messes de
semaine
Du lundi au vendredi
Samedi
08:00
12:00
à l’église, 91 rue Tête d’Or
Liturgie
des heures
Laudes : du lundi au vendredi
samedi et dimanche
Vêpres : du lundi au dimanche
Vigiles : samedi
07:30
08:00
19:00
20:15
à l’église, 91 rue Tête d’Or
Rencontrer un prêtre - Se confesser
Tous les mardis
Tous les samedis
18:00 - 19:00
10:00 - 12:00
à l’église, 91 rue Tête d’Or
Permanence au presbytère
fr. Rémi Chéno
(modérateur de la paroisse)
Accueil - secrétariat
du lundi au vendredi
Mercredi 16:30 - 18:30
9:30 - 11:30
au presbytère
91 rue Tête d’Or
Recevez la feuille paroissiale
bottom of page



















